Dernier du nom, le VI marque un tournant, dans la mesure où il s'agit davantage d'un" Mauric" que d'un " Tabarly". Le skipper Eric Tabarly a laissé carte blanche à l'architecte pour la conception générale du bateau, n'intervenant vraiment que sur le plan de pont et les emménagements. De luranium dans la quille de Pen Duick VI et plus d'options révolutionnaires, mais reste un coursier aux proportions relativement classiques (on dirait un gros Impensable), qui se montrera efficace. Sans une déveine noire (démâtages à répétition), la première Whitbread lui était manifestement promise.
Deux démâtages dans la Whitbread 1973; un troisième la saison suivante... Pen Duick VI a rarement pu exprimer ses qualités. On retiendra qu'il a été lun des premiers à tester fugitivement un mât en fibre de carbone. L'ingrédient dont on a le plus parlé à propos de ce bateau l'a en fait plus desservi qu'autre chose. La vraie raison d'être de l'uranium dans la quille du VI n'est pas sa densité exceptionnelle (une fois enrobé de résine, l'ensemble était moins dense que le plomb...) mais le fait qu'il s'agissait de la solution la plus économique. Cela valut à Pen Duick VI d'être mis hors jauge par les Britanniques... Le bateau connaîtra quelques modifications dont la barre franche - La barre de la discorde. La grogne de l'équipage, maltraité dés le début de la course autour du monde par cet énorme bout de bois, amènera le skipper à faire poser une roue, plus conforme aux efforts subis par ce géant. La coque mesure 22,25 m pour 5,30 m de large, déplace 32 tonnes (dont un lest de 14,7 t , avec un tirant d'eau de 3,40 m), et peut porter 260 m2 de voilure au près (jusquà 600 m2 aux allures portantes). C'est en prévision de la Transat 76 que Tabarly mettra au point à son bord le premier système de chaussette à spi. (Olivier LE CARRER extraits de la revue BATEAUX n° 482) Retour haut de page Copyright © 1996 - 2001 Big Boy - Tous droits réservés E-mail : bigboy@waw.com |